Comment choisir sa pompe à chaleur

12 mai 2020
C’est décidé, vous allez investir dans une pompe à chaleur. Fini les hivers froids et dispendieux ! Vous allez enfin pouvoir profiter d’un intérieur confortable tout en faisant baisser vos factures de chauffage. Maintenant que vous avez fait le plus dur, la dernière épreuve vous attend : choisir la meilleure pompe à chaleur. Pas de panique, ce guide vous aidera à vous poser les bonnes questions pour faire un choix éclairé.

Quelle pompe à chaleur choisir ?

Le marché des pompes à chaleur regorge de modèles tous aussi séduisants et prometteurs les uns que les autres. On serait tenté alors de penser qu’il existe LA pompe à chaleur idéale, le Graal du chauffage écologique et économique. Or, ce n’est malheureusement pas si simple.
La pompe à chaleur parfaite est celle qui conviendra à votre logement, votre style de vie et qui répondra à vos objectifs budgétaires. C’est pourquoi nous vous proposons une synthèse des différents critères à retenir pour choisir la pompe à chaleur qui répondra à toutes ces attentes.
Il existe trois grandes familles de pompes à chaleur. Si vous avez déjà parcouru les pages de notre site, vous êtes probablement familiarisé avec les types de PAC, mais nous allons faire un petit rappel.

Pompe à chaleur aérothermique

La plus connue. Elle se divise en deux catégories :

  • la pompe à chaleur air/air ;
  • la pompe à chaleur air/eau.

Les deux modèles fonctionnent sur le même principe, mais il existe quelques différences.
La pompe à chaleur air/airaspire l’air extérieur et récupère les calories de celui-ci afin de chauffer votre logement. C’est une solution réversible, qui pourra donc produire de la fraîcheur en été. Enfin, elle est facile à installer et c’est le modèle le moins coûteux à l’achat. En revanche, elle ne peut pas produire d’eau chaude. De plus, son rendement étant moyen, il se peut que vous ayez besoin d’un chauffage d’appoint en cas de grand froid. Et enfin, elle n’est pas éligible aux aides de l’état.
La pompe à chaleur air/eau, elle, vous donne droit à un crédit d’impôt. Elle permet de chauffer l’eau d’un circuit de chauffage centralisé, basse ou haute température, et produire de l’eau chaude. Elle est compatible avec un plancher chauffant. Elle aussi est réversible, permettant d’être bien chez soi en toutes saisons.

Pompe à chaleur géothermique

Ce type de pompe à chaleur utilise l’énergie du sol et la récupère pour produire de la chaleur, mais aussi de la fraîcheur. C’est donc également une PAC réversible qui peut faire office de climatiseur. De plus, elle peut chauffer l’eau sanitaire. Les capteurs qui vont absorber les calories peuvent être enterrés plus ou moins profondément et de différentes façons. Tout va dépendre de la configuration de votre terrain.
C’est un modèle plus onéreux que la pompe à chaleur aérothermique, mais qui bénéficie d’une aide de l’état très intéressante. De plus, vous allez la rentabiliser assez facilement. Très performante, elle est moins soumise aux changements de températures, vous aurez donc une chaleur constante, surtout si les capteurs sont enfouis profondément.

Pompe à chaleur hydrothermique

Moins commune, la pompe à chaleur hydrothermique est néanmoins très séduisante si vous avez un cours d’eau près de chez vous ou que vous ne craigniez pas de devoir creuser jusqu’à la nappe phréatique. Ce système est le plus efficace des pompes à chaleur. Elle est réversible, ne nécessite pas de chauffage d’appoint, bénéficie d’un crédit d’impôt et permet de produire de l’eau chaude sanitaire. Elle fonctionne très bien même dans les régions froides.
Sur le papier elle est parfaite. Dans la réalité, le parcours pour installer cette PAC est assez compliqué. Puisqu’on doit faire du forage, vous devrez demander des autorisations auprès de la mairie et obtenir les autorisations nécessaires. De plus, au vu des travaux, l’installation est onéreuse.

Performance

La fameuse performance, également appelée COP pour coefficient de performance, est un critère important à prendre en compte. Ce chiffre, vous pourrez le trouver sur toutes les pompes à chaleur. Et bien entendu, plus la pompe à chaleur affiche un chiffre élevé, plus elle sera puissante. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si dans les plus hauts COP, on retrouve les pompes à chaleur géothermiques et hydrothermiques.
Mais attention. Ce chiffre reste indicatif. En effet, il est déterminé grâce des tests, mais qui sont effectués dans des conditions idéales comme une température supérieure à 7 degrés. De ce fait, il n’est pas vraiment représentatif de la performance de la pompe à chaleur notamment lors des hivers froids. Préférez vous référer au COP annuel ou saisonnier.
Kézako ? Tout simplement le rendement moyen. Il prend en compte le COP global (où sont inclus la consommation électrique du dégivrage et les pertes énergétiques), ainsi que les changements de température sur une année. Il est donc beaucoup plus proche de la réalité. Notez que la performance dépend également de la qualité de la pompe à chaleur et de l’installation de celle-ci.

Prix d’une pompe à chaleur

Dernier point, et non des moindres : le prix. Certaines pompes à chaleur sont plus accessibles à l’achat que d’autres. C’est notamment le cas pour les pompes à chaleur aérothermiques. Mais vous l’avez constaté, la performance est moindre et sera intéressante seulement si vous vivez dans une région au climat doux. De plus, ce type de PAC ne bénéficie pas forcément de crédit d’impôt, et les économies réalisées ne sont pas aussi importantes que pour les pompes géothermiques ou hydrothermiques.
Pour bien choisir, vous prendre en compte la performance en fonction de votre logement (surface à chauffer, isolation), votre région, les aides de l’état et l’amortissement au bout de X années. Ne vous focalisez donc pas sur le prix d’achat, mais ayez une vue d’ensemble et pensez aux économies à long terme.

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